A l'occasion de la
parution de son livre "L'homme qui voulait être heureux" (Anne Carrière), Laurent Gounelle a bien voulu répondre à quelques petites questions.
Question
Vous venez de faire paraître un ouvrage intitulé « L’homme qui voulait être
heureux » aux éditions Anne Carrière. Pouvez-vous nous dire quelle est « l’origine » de ce livre, ce qui vous a conduit à l’écrire ?
J'ai écrit ce livre parce que je me suis rendu compte que beaucoup de gens se lèvent le matin pour aller travailler à contre-cœur parce qu'ils n'aiment pas ce qu'ils
font, qu'ils ne s'épanouissent pas dans leur travail, alors qu'ils ont — ou ont eu — des rêves, des projets qu'ils n'ont jamais osé réaliser. Ces gens ne savent pas que la plupart du temps, ils
en seraient pourtant capables. Mon livre leur donne envie de revisiter leurs rêves et de les concrétiser.
Question
Pourquoi avoir choisi la forme du conte plutôt que
celle plus classique que l’on trouve en général dans les ouvrages de développement personnel, à savoir une partie théorie et une partie exercices pratiques ?
Je l'ai écrit sous la forme d'un roman et non d'un guide, parce que j'ai constaté que la lecture d'un livre de conseils est peu suivie d'effet : elle amène de
bonnes résolutions qui sont rarement mises en œuvre : soit on oublie de faire les exercices, soit on commence et puis l'on abandonne.
J'ai conçu mon livre de façon à ce que sa lecture seule ait un effet bénéfique sur ses lecteurs.
Je l'ai écrit sous la forme d'une histoire, mais une histoire qui contient des messages positifs pour l'inconscient, un peu à la manière de certains contes de fées :
le lecteur se plonge dans l'histoire, se projette dans le personnage principal et apprend avec lui de façon quasi-inconsciente ce qu'il a besoin d'apprendre.
Question
Quel peut-être le déclenchement, ce petit quelque chose qui peut nous faire comprendre que nous devons saisir les opportunités qui se présentent ? Doit-on
obligatoirement rencontrer un guérisseur comme le personnage de votre livre ? Est-ce que cela peut être un évènement brusque, évènement positif ou négatif de notre
quotidien ?
Votre question est très pertinente.
Le poète roumain Mihail Eminescu disait "La vie est un bien perdu pour celui qui ne l'a pas vécue comme il l'aurait voulu". La question est donc en effet : de quoi
avons-nous besoin pour réaliser que la plupart des choses dont nous rêvons sont à notre portée ?
Pour beaucoup de gens, il est nécessaire d'endurer un événement catastrophique comme un accident ou une maladie grave, pour ensuite voir la vie différemment, refuser
de se plaindre en vain de son quotidien, et prendre les choses en main.
On peut aussi décider sans attendre que l'on mérite d'être heureux, que l'on a le droit de réaliser ses rêves, et se pencher un peu plus sur la question.
Mon livre a l'ambition d'être une petite boule de neige qui va dévaler la pente et peut-être déclencher ensuite des effets positifs de plus grande ampleur...
Question
Quel argument donneriez-vous pour qu’un lecteur choisisse votre livre plutôt qu’un autre
ouvrage plus « classique » de développement personnel ?
Je me contenterais de l'inviter à prendre plusieurs ouvrages en main, les feuilleter, puis écouter son cœur...