On m'a dit un jour que le hasard n'existait pas. Voilà encore un exemple pour étayer la thèse inverse !
En rangeant mes livres, j'ouvre (au hasard ?) un livre dont voici les premières phrases:
"C'était le meilleur et le pire des temps, le siècle de la sagesse et de la folie, l'ère de la foi et de l'incrédulité, la saison de la lumière et des ténèbres, le printemps de l'espérance et l'hiver du désespoir; devant lui, le monde avait tout et rien, il allait tout droit au ciel et tout droit en enfer - bref, cette époque ressemblait tellement à la nôtre que ses censeurs les plus bruyants n'en parlaient en bien ou en mal qu'au superlatif".
Cela ne vous fait pas penser à quelque chose ? Mais oui, bon sang mais c'est bien sûr : ce monde là ressemble étrangement au nôtre, à ce monde où la technologie fait des avancées extraordinaires mais beaucoup ne peuvent y avoir accès, ce monde où les apparences comptent plus que la réalité.
Les phrases ci-dessus sont extraites du livre "Un conte de deux villes" de Charles Dickens, seul roman historique que Dickens ait écrit et qui se situe pendant la Révolution française. Devrons-nous à notre tour faire la révolution ? C'est le moment alors, à l'approche du 14 juillet !
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"L'amour a ses paradoxes, le temps ses partisans
... précisément le temps de l'attente. En tant que manifestation de l'absence, l'attente sera d'une durée plus ou moins "épaisse" en fonction de l'appréciation subjective qui lui sera donnée
: tombeau d'ennui et de frustration, ou berceau d'un désir dopé par le manque.
"Ce qui fait
que si peu de personnes sont agréables dans la conversation, c'est que chacun songe plus à ce qu'il veut dire qu'à ce que les autres disent. Il faut écouter ceux qui parlent, si on en veut être
écouté; il faut leur laisser la liberté de se faire entendre, et même de dire des choses inutiles. Au lieu de les contredire ou de les interrompre, comme on fait souvent, on doit, au contraire,
entrer dans leur esprit et dans leur goût, montrer qu'on les entend, leur parler de ce qui les touche, louer ce qu'ils disent autant qu'il mérite d'être loué, et faire voir que c'est plus par choix
qu'on le loue que par complaisance. Il faut éviter de contester sur des choses indifférentes, faire rarement des questions inutiles, ne laisser jamais croire qu'on prétend avoir plus de raison que
les autres, et céder aisément l'avantage de décider.
Au hasard, on trouve quelques fois des choses
étonnantes. Comme ce livre offert, il y a bien longtemps, par les éditions Autrement qui s'appelait "C'est ça la vie! Du premier au septième jour, des chagrins et des rires". Parmi
tous les chapitres de ce livre, il en est un qui m'a particulièrement "interpellé" puisqu'il donne les témoignages d'enfants sur la lecture et l'écriture. En voici quelques uns que j'ai bien
aimé.


