LIBRAIRIE PAGES D'ECRITURE 23 RUE DU MARCHE 87500 SAINT-YRIEIX TEL: 05.55.00.66.96 Contrairement, je crois, à ce qu'on peut penser,
Avoir fait ne vaut rien, il faut le claironner.
Littérature régionale
Retrouvez aussi la rentrée
littéraire sur le blog
Littérature en Limousin
(link)
Mais dans quel monde
vivons-nous ?
A la télé, à la radio, dans les journaux, les gros titres ne parlent que des prix des produits alimentaires qui augmentent dans des proportions "gargantuesques". Et voilà que la ministre de
l'économie réagit en se rendant dans un hyper-marché dont je ne citerais pas le nom (je ne vais pas leur faire de la pub en plus !) et estime que les journalistes et les associations de
consommateurs ont tort: les prix n'ont pas augmenté autant qu'on nous le dit depuis des semaines ! Mais qui faut-il croire ? Car finalement, le consommateur est au milieu et ne veut pas douter de
la presse qui mène des enquêtes sérieuses, des associations de consommateurs qui sont là pour dénoncer les abus constatés et même d'une ministre qui doit être capable de lire les étiquettes (reste
à savoir si elle fait ses courses dans un hyper ?).
Mais si l'on y réfléchit, c'est peut-être bien le consommateur qui a le plus de pouvoir dans cette histoire. C'est lui qui détient les cordons de sa bourse et qui décide à quel endroit il va
dépenser et pour acheter quels produits ! Alors ne faudrait-il pas réagir en "boycottant" les points de vente qui font consommer bien plus qu'il ne faudrait ou bien plus que l'on avait prévu au
départ et qui, en plus, font payer très cher des produits alimentaires aussi indispensables que le lait, les pâtes ou le riz ? Réaction simpliste, me direz-vous ? Peut-être, mais si aucun
consommateur ne réagit d'une manière ou d'une autre, jusqu'où pensez-vous que ces augmentations vont aller ? Il serait navrant d'en arriver à une sorte d'effet domino: en raison de l'augmentation
des prix de certains produits indispensables, on se restreint sur autre chose, mais cet autre chose est vendu dans un commerce qui, à un moment donné, sera obligé de licencier du personnel pour
faire des économies (donc chômage) ou de fermer complètement à défaut de pouvoir honorer le paiement de ses factures.
Non, décidemment, je n'arrive pas à imaginer qu'un scénario aussi catastrophique puisse se produire. J'ai encore suffisamment d'optimiste pour cela. Alors, réveillons-nous, que diable, et
manifestons ... de n'importe quelle manière ! Et la première reste cet outil magique que l'on a mis entre nos mains il y a fort longtemps et que l'on doit conserver : le vote.
Citation d'Eric Orsenna (texte paru dans le Monde du 14 février) : après avoir dépeint la situation d'un ton plutôt pessimiste, il ajoutait quand-même que " la France dispose d'atouts
considérables, à rendre jaloux tous ses concurrents". Alors, allons-y, rendons-les jaloux ! Juste pour information : le prix des livres a augmenté de 0,3% en
2007. Surprenant non ?
Commentaires