Mercredi 28 novembre 2007
"La dame blanche" Christian Bobin
(Gallimard 14,50€)
Nouvelle-Angleterre, en mai 1886. Dans une chambre qu'elle n'a pas quitté depuis de longues années, Emily Dickinson va pousser son dernier soupir. Cette jeune femme
est née dans une famille puritaine, passe quelques mois à Mount Holyoke où elle suit des études, puis elle rentre dans la maison de son père (juriste et homme politique), entourée également d'une
mère mélancolique, d'un frère et d'une soeur.
A partir de ce moment, elle s'enferme dans sa chambre, refuse le mariage, et entretient une correspondance passionnée avec des correspondants masculins, tout en se consacrant à l'écriture
poétique.
Biographie, roman, le livre de Christian Bobin oscille entre les deux. En chapitres courts mais empreints d'une grande intensité émotionnelle, il nous dresse un portrait magnifique de la poétesse
américaine, de "la gardienne des vies évanouies, la receleuse de l'invisible".
"Chacun de nous prend le paradis dans son corps ou l'en retire, car chacun de nous possède le talent de vivre".
par Catherine Demontpion
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littérature francaise
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Dimanche 25 novembre 2007

"L'enfant d'éléphant" Rudyard Kipling, Hervé Le Goff (Les albums du Père Castor 13€)
Tout le monde sait que les éléphants ont une trompe. Mais tout
le monde ne sait pas que, il y a fort longtemps, les éléphants n'avaient en réalité qu'un tout petit nez de rien du tout. Jusqu'au jour où un petit éléphant, lassé de ne pas avoir de réponse aux
nombreuses questions qu'il posait, fut plus curieux que les autres et partit à l'aventure. Et quelle aventure !
Extrait de "Histoires comme ça" de Rudyard Kipling, cette histoire est ici accompagnée d'excellentes illustrations, simples mais qui reflètent bien l'humour que Kipling avait introduit dans son
texte. Une histoire à lire, et relire, et relire... sans se lasser.
"Donne-moi la lune" Roxane Marie Galliez,
Cathy Delanssay (Editions Auzou 14,50€)
Colombine et Marcello ne se parlent pas mais ils s'aiment. Marcello joue du violon et Colombine se laisse bercer par sa musique pleine de beauté
et d'amour.
Pierrot est amoureux de Colombine et, pour elle, il décroche la lune. Devant ce précieux cadeau, Colombine succombe et les deux amoureux vont s'aimer tendrement, assis sur la lune complice.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Marcello est malheureux, il ne joue plus. Jusqu'au jour où, dans le tronc d'un arbre, il construira un violon suffisamment grand pour que sa musique atteigne la
lune et berce les amours de Pierrot et Colombine. Et c'est ainsi que naquit le violoncelle.
Un livre magnifique, de la poésie et de la musique pour une histoire intemporelle.
par Catherine Demontpion
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livres enfants
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Mercredi 21 novembre 2007
Je vous invite à découvrir une petite collection "Contes de sagesse" qui grandit de plus en plus. Dirrigée par Henri Gougaud aux éditions du
Seuil, on y trouve plusieurs volumes de contes, non pas des contes pour enfants mais des contes pour les grands. Et comme l'indique "l'avertissement fait au lecteur" au début de
chaque titre: "ce livre n'est pas fait pour être lu mais pour être fréquenté comme un ami proche, secret".
Titres déjà parus à ce jour:
"Contes des sages de l'Inde" "Contes des sages du ghetto" "Contes des femmes qui veillent" "Contes des sages taoistes" "Contes des sages d'Afrique" "Contes des sages soufis" "Contes des sages
chrétiens".
Mais celui que j'ai choisi de vous présenter risque de
devenir votre livre de chevet pendant longtemps: "Contes des sages qui s'ignorent" de Marie Faucher (16;50€) Amusez-vous à fermer les yeux, ouvrir le livre à une page et ouvrir les
yeux pour découvrir le texte. Je vous assure que c'est un jeu amusant et philosophique. Voici une petite idée des textes sur lesquels je suis "tombée".
"Où Dieu a-t-il la tête ?
C'était un pauvre bougre qui avait dans sa ferme un vieil âne râpé qu'il gardait par attachement en attendant qu'il meure, qu'il s'éteigne tranquillement sur sa paille, comme un bon vieux. Mais les
années passaient, l'âne se trainait toujours et finissait par lui coûter cher.
Il fit donc cette intense prière: "Seigneur, je t'en prie, fais que cet âne meurt: je ne peux vraiment plus le nourrir".
Le lendemain matin, quand il arrive dans l'étable, il trouve sa bonne vache, celle qui lui donnait son lait de chaque jour, raid emorte et, à côté, l'âne toujours vivant. En colère, il s'écria:
"Bon Dieu de Bon Dieu! D'abord merci, tu as bien écouté ma prière, mais si tu ne sais pas reconnaître un âne d'une vache, qu'est-ce qu'on va devenir?"
par Catherine Demontpion
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Citations
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Dimanche 18 novembre 2007
Je vous invite à découvrir une petite collection "Contes de sagesse" qui grandit de plus en plus. Dirrigée par Henri Gougaud aux éditions du
Seuil, on y trouve plusieurs volumes de contes, non pas des contes pour enfants mais des contes pour les grands. Et comme l'indique "l'avertissement fait au lecteur" au début de
chaque titre: "ce livre n'est pas fait pour être lu mais pour être fréquenté comme un ami proche, secret".
Titres déjà parus à ce jour:
"Contes des sages de l'Inde" "Contes des sages du ghetto" "Contes des femmes qui veillent" "Contes des sages taoistes" "Contes des sages d'Afrique" "Contes des sages soufis" "Contes des sages
chrétiens".
Mais celui que j'ai choisi de vous présenter risque de
devenir votre livre de chevet pendant longtemps: "Contes des sages qui s'ignorent" de Marie Faucher (16;50€) Amusez-vous à fermer les yeux, ouvrir le livre à une page et ouvrir les
yeux pour découvrir le texte. Je vous assure que c'est un jeu amusant et philosophique. Voici une petite idée des textes sur lesquels je suis "tombée".
"La magie des mots. Une femme sans âge, l'oeil terne et les pommettes sèches, se lamentait, vaincue:
- Trois cancers, madame, j'ai eu trois cancers.
- Oui, bien-sûr, vous les avez bien eus mais ils ne vous ont pas eue, donc ils ne vous auront pas."
Et soudain, ses joues reprennent vie, le sang circule, les yeux brillent et elle jubile et répète à son compagnon: "ils ne m'ont pas eus, et moi, je les ai bien eus". Si vous voulez m'en croire,
elle chante encore aujourd'hui ce refrain victorieux."
"L'alphabet. Un pauvre homme s'était perdu un soir dans les bois sans son livre de prières.
"Mon Dieu, pardonne-moi. Me voilà perdu, voici la nuit et bien sûr que je vais dormir ici au creux des feuilles, mais je ne suis qu'un imbécile, je n'ai pas emporté mon livre de prières. Et Tu sais
bien que je n'ai aucune mémoire, je ne les sais pas par coeur. Toi Tu les connais toutes déjà, alors je vais te réciter ce que je sais, tout l'alphabet entier, Tu remettras bien toutes ces lettres
en ordre?"
Le seigneur, ce soir-là, trouva sa prière délicieuse."
par Catherine Demontpion
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