Dimanche 18 mai 2008
communauté :
♦ Lecture pour tous ♦
Deux petits mots qui commencent la grande
majorité des conversations, que ce soit entre amis ou entre parfaits inconnus. Mais deux petits mots qui peuvent être utilisés de manière vraiment drôle. C'est ce que nous montre le petit livre de
Jean-Claude Grumberg "Ca va ? Combien de "ça va?" faudrait-il pour que cela aille vraiment?" (Actes Sud, 12€) Dialogues entre des personnages jamais nommés,jamais identifiés. Dialogues
truculents, drôles, pleins de jeux de mots, de phrases commencées mais jamais finies mais que chacun des protagonistes comprend tout de même. Dialogues un peu plus sérieux également, dialogues où
ces deux petits mots peuvent entraîner une brouille, une engueulade entre copains. Un livre à savourer jusqu'au bout, jusqu'à la dernière scène où le lecteur assiste à une mini-révolte des
personnages fictifs, lassés de n'être jamais nommés expressément par leur créateur, de rester des silhouettes sans relief.Ce petit livre est une bouffée de rire dont on ne peut se passer. Mais dès la dernière page tournée, une résolution est prise: ne plus jamais commencer une conversation par "ça va?", c'est bien trop risqué !
Extrait (4é de couverture):
"— Ça va ?
— Pas des masses, figure-toi que…
— Stop attention, je te signale que tu t’apprêtes à franchir la ligne jaune.
— Quelle ligne jaune ?
— Je te dis en passant “ça va”, et toi, au lieu de me dire “pas mal et toi ?”, tu t’arrêtes et tu t’apprêtes à me raconter ta vie.
— Je m’apprête à répondre à ta question oui.
— Je ne t’ai pas posé de question, je t’ai dit “ça va”, comme j’aurais pu te dire “bonjour”."
par Catherine Demontpion
ajouter un commentaire
publié dans : littérature francaise recommander commentaires (0)
publié dans : littérature francaise recommander commentaires (0)






Vous savez ce que l'on dit sur les
rumeurs ? Qu'elles ont souvent un fond de vérité. Cette rumeur là, j'aurais pourtant bien voulu qu'elle soit entièrement fausse parce qu'elle ne me réjouit pas du tout. Elle me donnerait même
l'impression de vivre dans un cauchemar.
- "A genoux" Michael Connely (Seuil 18€)
- "Terroriste" John Updike (Seuil 22€)
- "Le papa qui n'avait pas le temps" Daniéle Fossette, Isabelle Charly
(Gauthier Languereau 5,20€)
- "Angèle au bout de la nuit"
Marie-Astrid Bailly-Maître, Eric Puybaret (Gauthier-Languereau 5,20€)





"Le petit livre des
gros câlins" de Kathleen Keating (Points Seuil 5.95€)
