Mardi 17 juin 2008
communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
"Hors saison" Lourdes Ventura (Buchet-Chastel 21€)
Victoria a 46 ans, un travail de secrétaire dans une entreprise madrilène qu'elle exerce avec efficacité. Sa grande passion: la littérature anglaise du 19é siècle, où les héroines évoluent dans des vies pleines de questionnements et dans des paysages de brumes et de brouillards. Le jour où son employeur la relègue au bureau des archives pour la remplacer par une jeune femme moins efficace mais plus moderne, Victoria décide que le moment est arrivée de réaliser son rêve. Elle s'exhile donc dans la maison de son oncle, au bord de la plage, pensant y trouver l'isolement nécessaire à l'écriture de son grand roman. Mais peut-on recréer une atmosphère typiquement anglaise dans un pays rempli de soleil, de chaleur et de bonne humeur ? De plus, se retrouver devant une page blanche va permettre à Victoria d'examiner sa vie, ce qu'elle en a fait et ce qu'elle aurait pu en faire.
"Hors saison" est un livre décalé dont l'héroine avoue elle-même être "entrée en scène avec un siècle et demi de retard", dans une famille espagnole pleine de convenances. Seul son grand-père lui donnera l'occasion de découvrir la littérature et nourrira ainsi son penchant pour les héroines anglaises. Ce livre est aussi une galerie de portraits hauts en couleurs: un cafetier qui n'aime vivre qu'en bord de mer; une institutrice qui tente de refaire sa vie avec sa fille; une Anglaise un peu "fofolle" grande organisatrice de soirée; un quinquagénaire anglais qui fera comprendre à Victoria que l'amour existe. Un livre qui débute sous un brouillard anglais pour aller vers un soleil espagnol.
par Catherine Demontpion ajouter un commentaire
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Lundi 16 juin 2008

Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, tient à souligner son attachement à la loi du 10 août 1981 sur le prix du livre, garant de la diversité de la production et de la diffusion éditoriales. Elle rappelle que cette initiative, loin d’être dépassée, ne cesse de faire école : à ce jour, près de la moitié des pays européens ont mis en place un dispositif équivalent, soit par voie législative, soit par le biais d’accords interprofessionnels. Le Mexique a adopté une mesure similaire il y a seulement quelques semaines.

En France, cette loi a permis le développement d’un réseau de diffusion particulièrement dense, dans lequel la librairie indépendante a su conserver toute sa place. C’est ainsi que l’ensemble des circuits de diffusion du livre (librairies indépendantes, grandes surfaces, grande distribution, sites de vente en ligne...) proposent 600.000 titres disponibles dont environ 60.000 nouveautés chaque année, et assurent la vente de plus de 460 millions de livres par an.

Cette loi n’a aucun caractère inflationniste. Pendant de nombreuses années, l’évolution du prix du livre a suivi celle de l’indice général des prix à la consommation ; ces dernières années, elle a même été inférieure. Avec un prix de vente moyen autour de 10 € et des catalogues de poche très riches, le livre reste très abordable.

C’est pourquoi la loi sur le prix unique du livre demeure un des piliers de la politique du livre.

En témoigne le plan pour le livre récemment adopté par le Gouvernement : ses principales mesures en faveur de la librairie (dispositif de labellisation, allégement de la fiscalité, création d’un fonds de soutien à la transmission, augmentation des capacités de soutien direct du Centre national du livre) reposent sur la conviction que le maintien et le développement d’un réseau indépendant de librairies constituent le meilleur moyen de donner à chaque livre une chance de rencontrer son public, et d’offrir aux lecteurs un accès à l’ensemble de la création littéraire, qu’il s’agisse des nouveautés ou des livres de fonds.

Dans le cadre de l’examen par le Parlement du projet de loi sur la modernisation de l’économie, deux amendements viennent d’être déposés. En visant à réduire de deux ans à six mois le délai à respecter avant de solder les livres, ces amendements remettent en cause une disposition particulièrement importante de la loi. Une telle mesure aurait des effets très négatifs sur la diversité éditoriale, en favorisant les bestsellers au détriment des productions plus confidentielles. Elle fragiliserait également les librairies indépendantes, qui réalisent, d’après certaines études, plus de la moitié de leurs ventes sur des livres de plus d’un an. Elle aurait enfin pour conséquence, à terme, de faire monter le prix moyen du livre, en obligeant les éditeurs à augmenter leur prix initial.

Dès le dépôt de ces amendements, Christine Albanel avait pris l’attache de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Elle tient à saluer l’attitude de la commission qui a donné un avis défavorable à ces amendements. Elle remercie particulièrement son président, Patrick Ollier, et son rapporteur, Jean-Paul Charié.

La ministre n’en est pas moins ouverte à une discussion sur la modernisation de la loi de 1981, qui a du reste connu plusieurs évolutions importantes depuis son adoption. Elle estime que cette discussion pourrait avoir lieu dans le cadre du Conseil du livre qui doit être prochainement installé, et qui comprend des parlementaires parmi ses membres. Elle souhaite naturellement y associer les parlementaires auteurs des amendements.


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Lundi 16 juin 2008
communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
"La maison des lointains" Pierre-Marie Beaude (Folio Junior Gallimard 4,80€)
Frankie et Liselotte se sont installés en Afrique du Sud, en Namibie où ils cultivent la terre. Leur fils Jan est un jeune garçon curieux, auquel on a enseigné les dures lois de la nature dans cette partie du monde. Il découvrira également un monde bien différent en cotoyant Kaboko, un homme de la tribu des Khoi-Khoi: il lui apprend sa langue, sa vision de la nature qui contient plus de magie que l'homme semble le croire. Mais la vie dans la maison va changer le jour où son père est mobilisé dans l'armée. Jan va alors quitter sa maison et parcourir la région, sans aucun but précis, en utilisant toutes les ressources de la nature comme le lui a appris Kaboko. Pendant son voyage, Jan sera accompagné d'une lionne, un fauve qui restera à distance mais le protégera.
Roman initiatique, roman sur la vie et la mort, roman sur la nature: ce livre est tout cela à la fois, un roman empli de poussière et de chaleur humaine. (à partir de 12 ans)
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Samedi 14 juin 2008
communauté : ♦ Lecture pour tous ♦

"Princesse, dragon et autres salades" Marie Vaudescal, illustré par Magali le Huche (Folio Cadet Gallimard 5,80€)
En ouvrant le livre, le lecteur est transporté au royaume de Vavassava, un royaume où il existe une tradition millénaire: toute princesse en âge de se marier est enlevée par un dragon et secourue par son prince charmant. Seulement voilà, le roi de Vavassava et son épouse Calendula ne savent plus quoi faire: le délai accordé au dragon est largement dépassé, et leur fille Scarole n'a toujours pas été enlevée et ne pourra donc se marier. Qu'à cela ne tienne ! Scarole organise elle-même son enlèvement, mais le dragon ne veut même pas entendre parler d'elle: il faut dire que Scarole est une vraie peste, une princesse qui crie et râle sans cesse et ne sourit jamais. De plus, aucun prince ne veut se déplacer pour la sauver des griffes du dragon. Comment va-t-elle pouvoir faire ? La princesse finira-t-elle par se radoucir ?
Hilarant est bien le mot qui convient à la lecture de ce livre. Des personnages tout droit sortis d'un conte de fées vraiment particulier mais qui plaira à tous les enfants par sa drôlerie, ses personnages décalés, dans la plus pure tradition du conte mais modernes. Les dessins qui accompagnent le texte sont également plein d'humour. (à partir de 8 ans)
 

 

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Vendredi 13 juin 2008
Un rajout pour vous donner le texte de la lettre de Frédéric Ferney, cette lettre envoyée au Président de la République à l'annonce de l'arrêt de son émission (voir aussi le blog de Pierre Assouline ici link)
Sans commentaire.

”Paris, le 4 juin 2008  

       Monsieur le Président et cher Nicolas Sarkozy,     

     La direction de France-Télévisions vient de m’annoncer que « Le Bateau-Livre », l’émission littéraire que j’anime sur France 5 depuis février 1996, est supprimée de la grille de rentrée. Aucune explication ne m’a encore été donnée.  Si j’ose vous écrire, c’est que l’enjeu de cette décision dépasse mon cas personnel. C’est aussi par fidélité à la mémoire d’un ami commun : Jean-Michel Gaillard, qui a été pour moi jusqu’à sa mort un proche conseiller et qui a été aussi le vôtre. Jean-Michel, qui a entre autres dirigé Antenne 2, était un homme courageux et lucide. Il pensait que le service public faisait fausse route en imitant les modèles de la télévision commerciale et en voulant rivaliser avec eux. Il aimait à citer cette prédiction : « Ils vendront jusqu’à la corde qui servira à les pendre » et s’amusait qu’elle soit si actuelle, étant de Karl Marx. Nous avions en tous cas la même conviction : si l’audience est un résultat, ce n’est pas un objectif. Pas le seul en tous cas, pas à n’importe quel prix. Pas plus que le succès d’un écrivain ne se limite au nombre de livres vendus, ni celui d’un chef d’état aux sondages qui lui sont favorables.     

      La culture qui, en France, forme un lien plus solide que la race ou la religion, est en crise. Le service public doit répondre à cette crise qui menace la démocratie. C’est pourquoi j’ai aimé votre discours radical sur la nécessaire redéfinition des missions du service public, lors de l’installation de la « Commission Copé ». Avec Jean-Michel Gaillard, nous pensions qu’une émission littéraire ne doit pas être un numéro de cirque : il faut à la fois respecter les auteurs et plaire au public ; il faut informer et instruire, transmettre des plaisirs et des valeurs, sans exclure personne, notamment les plus jeunes. Je le pense toujours. Si la télévision s’adresse à tout le monde, pourquoi faudrait-il renoncer à cette exigence et abandonner les téléspectateurs les plus ardents parce qu’ils sont minoritaires? Mon ambition : faire découvrir de nouveaux auteurs en leur donnant la parole. Notre combat, car c’en est un : ne pas céder à la facilité du divertissement pur et du people. (Un écrivain ne se réduit pas à son personnage). Eviter la parodie et le style guignol qui prolifèrent. Donner l’envie de lire, car rien n’est plus utile à l’accomplissement de l’individu et du citoyen.Certains m’accusent d’être trop élitaire. J’assume : « Elitaire pour tous ».    

    Une valeur, ce n’est pas ce qui est ; c’est ce qui doit être. Il faut être prêt à se battre pour la défendre sans être sûr de gagner : seul le combat existe. La télévision publique est-elle encore le lieu de ce combat ? Y a-t-il encore une place pour la littérature à l’antenne ? Ou bien sommes-nous condamnés à ces émissions dites « culturelles » où le livre n’est qu’un prétexte et un alibi ? C’est la question qui est posée aujourd’hui et que je vous pose, Monsieur le Président. Beaucoup de gens pensent que ce combat est désespéré. Peut-être. Ce n’est pas une raison pour ne pas le mener avec courage jusqu’au bout, à rebours de la mode du temps et sans céder à la dictature de l’audimat. Est-ce encore possible sur France-Télévisions ? En espérant que j’aurai réussi à vous alerter sur une question qui encore une fois excède largement celle de mon avenir personnel, et en sachant que nous sommes à la veille de grands bouleversements, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l’assurance de mon profond respect.                                                                                               

Frédéric Ferney 

P.S. « Le Bateau-Livre » réunit environ 180 000 fidèles qui sont devant leur poste le dimanche matin à 8h45 ( ! ) sur France 5, sans compter les audiences du câble, de l’ADSL et de la TNT ( le jeudi soir) ni celles des rediffusions sur TV5. C’est aussi l’une des émissions les moins chères du PAF.

 

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Vendredi 13 juin 2008

Mais où s'arrêteront-ils donc ?
Il y a quelques jours, l'amendement de deux députés pour "corriger" la loi Lang était en tête des préoccupations dans la profession (voir le résumé ici Billet du jour (3/6/08). L'assemblée nationale a toute fois fait preuve de discernement et a rejeté cet amendement. Et la ministre de la culture, Christine Albanel, « s'est félicitée du maintien par l'assemblée nationale d'une disposition essentielle de la loi du 10 août 1981 sur le prix du livre ». Rappelant que cette loi a permis « le développement en France d'un réseau de diffusion particulièrement dense, dans lequel la librairie indépendante a su conserver toute sa place », elle a remercié l'Assemblée d'avoir repoussé cet amendement et d'avoir su préservé la loi, « moyen essentiel pour donner à chaque livre une chance de rencontrer son public, et d'offrir aux lecteurs un accès à l'ensemble de la création littéraire ».
Mais l'histoire ne s'arrête pas là, bien évidemment. Maintenant, on s'attaque aux délais de paiement dans une loi appelée "loi de modernisation de l'économie". Dans un communiqué, le SLF (Syndicat de la librairie française) s'exprime ainsi: “les librairies n'ont pas la capacité financière suffisante pour faire face à un raccourcissement des délais de paiement ”. Le raccourcissement des délais de paiement constitue, selon le SLF, une “nouvelle attaque” contre les librairies, après le dépôt de l'amendement proposant de réduire à un an la durée du prix fixe du livre. Comment, en effet, faire vivre un commerce où le stock ne se vend pas vite ? En favorisant les dernières nouveautés, sans livres de plus d'un an en permanence dans la boutique. Ce que font actuellement les grandes surfaces et les espaces culturels implantés à la périphérie des villes. Dans ce cas, si tout le monde propose la même chose aux consommateurs, où est l'intérêt d'implanter une librairie indépendante en centre-ville ? Le conseil, diront certains lecteurs. Certes, c'est important, mais il ne fait pas toute la différence.
Je me doute que beaucoup de consommateurs vont hurler au corporatisme en lisant cela. Oui, je veux bien être accusée de corporatisme s'il s'agit de défendre l'implantation de librairies dans des centre-villes (que les villes soient grandes ou petites), s'il s'agit de défendre la diversité de la production littéraire française qui est, certes, énorme, mais qui n'est pas aussi "bestselarisée" que dans les pays anglo-saxons où le marketing littéraire est roi. Et surtout, j'accepte d'être accusée de corporatisme s'il s'agit de défendre la lecture auprès du public, la lecture en fonction des goûts de chaque individu et non en fonction d'une quelconque mode à laquelle tout le monde devrait se soumettre. Il n'y a pas UNE lecture mais DES lectures. Et c'est très bien ainsi !
Dernière minute: une nouvelle émission littéraire disparaît du PAF, celle de Frédéric Taddei sur France5. Reste encore celle de PPDA sur TF1, mais restera-t-elle après son éviction mouvementée du 20h ? Après la baisse de pagination des suppléments littéraires des journaux, quel média va donc parler des livres ? La radio est encore là, heureusement, au niveau national ou régional. Pour combien de temps encore ?

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Vendredi 13 juin 2008
communauté : L'écriture dans tous ses états

 Le silence dans la maison
Une cheminée, un feu de bois qui s'endort
Un fauteuil, une silhouette qui se dessine
Un homme est assis depuis quelques heures
Bercé par le silence, il s'est endormi
Son livre a lentement glissé de ses mains
En face de lui, un autre fauteuil
Une femme est assise, un livre dans les mains
Mais elle ne lit pas
Elle regarde l'homme avec tendresse
Elle sourit car l'homme a souri dans son sommeil
Mais était-il vraiment endormi ?
Il ouvre lentement les yeux, lui sourit
Il se lève, lui prend la main
Et l'entraîne vers leur paradis
Le livre de la jeune femme est tombé
Abandonné près du fauteuil
Il s'appelait "Un amour de chocolat"


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Mardi 10 juin 2008
Avant de parler des incontournables que vous devrez mettre dans votre valise de vacances, voici une petite sélection, non exhaustive, pour la fête des pères qui a lieu le dimanche 15 juin.

Pour les papas sportifs:
Un grand choix de titres sur l'Euro 2008, l'équipe de France ou ses adversaires, sur le cyclisme ou le rugby. Ma sélection:
- "Rock'n'roule. Motos et voitures de légende" Johnny Halliday et Jean Basselin (Arthéléna 49,90€)
Un livre illustré de magnifiques photos des motos et voitures qui sont entrées dans la légende, des années 60 à nos jours.
Ce livre "s'adresse à cette part en nous qui refuse de grandir, qui refuse de se soumettre, qui refuse de renoncer aux rêves. En parcourant ces pages nous sommes aux côtés de James Dean, de Marion Brando, de Johnny. Nous vivons notre Equipée sauvage, notre Fureur de vivre." Il faut ajouter que ce livre est un collector accompagné d'un DVD "USA Tour 2007".

Pour les papas jardiniers, deux titres que j'aime particulièrement:
- "Le jardin philosophe" Erik Pigani (Presses du Châtelet 12,95€)
Parce que la nature, et le jardin, a toujours eu un effet relaxant et apaisant sur l'homme, Erik Pigani a réuni dans ce petit livre des citations et des extraits d'auteurs célébrant les vertus de la terre. Des proverbes chinois ("qui plante un jardin, plante le bonheur"); des proverbes espagnols ("il pousse plus de choses dnas un jardin que n'en sème le jardinier"); des citations de Colette, Jean Giraudoux, Charles Dickens, Pierre Daninos, Rousseau, Ronsard: un petit livre à feuilleter les jours de mauvais temps, quand on ne peut arpenter les allées du jardin.

Ma citation préférée: "Pourquoi Dieu a-t-il fait l'homme jardinier ? Parce qu'il savait qu'au jardin la moitié du travail se fait à genoux" (Rudyard Kipling)
- "De mémoire de potagers" Editions Plume de Carotte (35€)
Un livre pas ordinaire, qui parle à la fois de jardinage et d'histoire. Vous connaissez le basilic et la ciboulette, le haricot et la fève, l'oignon et le poireau. Mais connaissez-vous le mammouth à très grosse racine, la non coureuse des maraîchers ou la gloire de l'exposition ? Un très beau livre pour (re)déocuvrir plus de 300 variétés de légumes dont certaines trouvées "dans les greniers, les arrière-boutiques et les potagers des vieux jardiniers et des semenciers". Un livre pour le plaisir des yeux et du palais.

Pour les papas amateurs de polars:
"Le carré de la vengeance" Pieter Aspe (Albin Michel 18€)
Un nouveau flic apparaît dans le paysage des polars: le commissaire Van In, de la police de Bruges. Pas vraiment bon caractère, pas très doué pour suivre la hiérarchie, amateur d'art, de cigares et de jolies femmes, bref un personnage qui ne serait pas très recommandable s'il n'était flic et, qui plus est, un flic doué. Dans cette première affaire, Van In doit enquêter sur un cambriolage qui n'en est peut-être pas un, dans une bijouterie de luxe de Bruges. Et lorsque sa hiérarchie lui confie l'enquête, c'est en lui demandant de prendre toutes les précautions nécessaires pour ne pas froisser les susceptibilités de la bourgeoisie de la ville. Mais Van In en sera-t-il capable ? Un très bon polar, qui, nous devons l'espérer, sera suivi de beaucoup d'autres aventures.

Comme toujours, vous pouvez réécouter la chronique sur le blog des Matinales de Radio Kaolin. C'est ici (
link)



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Mardi 10 juin 2008
communauté : L'écriture dans tous ses états


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Mardi 10 juin 2008

Je ne vais pas vous parler du dernier livre que j'ai lu mais d'un nouveau magazine "Femmes" dont le n°1 est sorti il y a peu de temps. Quand on entend tous les problèmes de la presse actuelle, on ne peut qu'être étonné devant la sortie d'un nouveau magazine féminin, dans un secteur qui déborde littéralement avec des publications intéressantes et d'autres qui ne mériteraient pas de paraître.
Celui-ci a des côtés peu intéressants, trop décalés de la vie de tous les jours: telles ces photographies (belles photographies artistiques d'ailleurs) de femmes présentant des tenues que peu, très peu peuvent s'offrir et encore moins porter. Parce que, messieurs et mesdames les journalistes de mode, toutes les femmes ne sont pas filliformes, tellement "minces" que l'on se demande comment elles tiennent encore debout ! Personnellement, ça me fait peur pour ces jeunes filles facilement influençables.
Mais il y a quelques petites choses bien dans ce magazine. Comme ce petit texte signé Jérôme Garcin intitulé "Une seule femme", dans la rubrique "Paroles d'homme".
"Cela fait trente ans que j'aime la même femme à laquelle, les saisons passant, je n'en finis pas de prêter de nouvelles vertus et chez qui je ne cesse de trouver des raisons inédites de l'aimer davantage. On voit par là que je ne suis guère moderne. J'imagine trop ce que, dans une société expéditive qui traite aussi mal les sentiments que les emplois - les premiers sont temporaires et les seconds précaires - ma passion fixe peut susciter des quolibets, de pitié, voire de mépris. On m'invite ici à me justifier. Je plaide coupable: l'amour qui dure est la plus belle des aventures. (...) Plaire à des inconnues est très facile. Vouloir séduire chaque jour la même femme, tenter de ne pas démériter à ses yeux, espérer ne pas trop vieillir dans son virevoltant sillage, est autrement plus ardu (...)"
Joli non ?

 

par Catherine Demontpion ajouter un commentaire
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