... ou comment un jeune chaton timide devint le roi du quartier.
L’arrivée d’un deuxième bambin
Et oui, aucun moment de tranquillité dans cette
maison ! A peine s’était-il habitué à la présence de Louise que voilà un deuxième bambin. Tout allait recommencer, quel cauchemar ! Mais bon, il se faisait une raison : c’est vrai,
maintenant, il savait comment cela se passait avec un bébé ou un petit enfant qui court partout. Et il avait grandi, il saurait se défendre si on l’embêtait trop.
C’est un garçon qui arriva dans la maison et on l’appela Pierre.
Oscar s’attendait à entendre des pleurs, des cris, mais Pierre était beaucoup plus calme que sa
sœur : bien-sûr, il pleurait quand il avait faim mais pas à tout bout de champ comme sa sœur ! De toute façon, Oscar avait décidé que, dorénavant, il dormirait dans le salon et
éviterait coûte que coûte le voisinage des chambres des enfants pleines de bruits et de cris. Sophie lui avait installé un panier confortable, moelleux, assez grand pour qu’il puisse s’étirer,
rempli de coussins pour être encore plus douillet. Bien installé dans son panier, il pourrait continuer à faire des rêves agréables où il courrait après les souris ou bien essayait d’attraper les
oiseaux qui s’envolaient en piaillant.
Maintenant qu’il avait grandi et pris de l’assurance, Oscar connaissait plein de monde dans le
quartier. Mais sa préférée, c’était la vieille dame qui habitait la maison d’en face : elle vivait seule et adorait Oscar qu’elle gavait de gâteaux et de friandises. Alors, s’il trouvait
qu’il y avait trop de bruits et de cris dans la maison de ses maîtres, il sortait tranquillement et allait voir la vieille dame. Les caresses et les friandises le consolaient et il adorait
entendre les mots de la vieille dame, même s’il ne comprenait rien du tout !
Et puis, il y avait les chiens et les autres chats du quartier.
Les chiens, quelle histoire. Tout le monde sait bien que les chiens et les chats ne font pas bon
ménage, et c’était vrai là aussi. Surtout avec Grognard, le bulldog qui aboyait tout le temps en montrant ses dents. Et en plus il bavait, quelle horreur ! Il fallait faire attention, ne pas
passer trop près de lui car il était agile et il aurait facilement pu attraper la queue d’un chat. Même le facteur faisait attention en mettant le courrier dans la boîte aux lettres et pourtant,
elle était suffisamment loin de la maison pour que Grognard ne puisse pas l’attraper.
Il y avait aussi Wolf, le berger-allemand qui essayait toujours de faire peur aux gens qui passaient
dans la rue, mais, quand on le connaissait bien, il était assez gentil.
Oscar aimait bien, comme la plupart des autres chats du quartier, le beau labrador Caramel, auquel on
avait donné ce nom car son pelage avait vraiment la couleur du caramel. Lui, il aimait bien jouer avec les chats : il se roulait dans l’herbe, les chats faisaient semblant de vouloir le
griffer et lui grognait comme s’il voulait les mordre. Tous les gens qui passaient dans la rue à ce moment-là s’amusaient beaucoup et s’arrêtaient toujours quelques minutes pour les
regarder.
Il y avait aussi un épagneul aux oreilles tombantes et au pelage plein de frisotis qui s’appelait
Chocolat. On le trouvait souvent aux côtés d’une belle chienne fox-terrier à laquelle ses maîtres avaient donné un nom rigolo : Chouquinette. Tous les chiens étaient amoureux d’elle, mais il
semblait que seul Chocolat avait ses faveurs. Même Oscar était un petit peu amoureux d’elle. Ils auraient fait un joli couple tous les deux !
Parmi les chats du quartier, il y avait des gentils et des pas sympas aussi. Alexandre était un chat
siamois, gentil mais qui se prenait un peu trop pour un aristocrate et même pour un empereur quelques fois ! Il savait tout, était toujours au courant de tous les potins du quartier et
trouvait qu’il était le seul chat intelligent du quartier. Les autres chats le supportaient mais le remettait aussi à sa place quelques fois et, comme Alexandre avait quand-même un peu d’humour,
il boudait pendant un temps mais revenez vers ses copains ensuite.
Gribouille, un chat tigré, racontait sans cesse les aventures incroyables qui lui étaient arrivées.
Et il avait les cicatrices pour prouver qu’il disait la vérité, parce qu’il avait baroudé partout dans la ville, dans des quartiers pas très fréquentables où il avait rencontré des chats plutôt
méchants quelques fois.
Il y avait aussi Jules, le chat le plus vieux du quartier qui aimait raconter aux jeunes chatons
comment était la vie dans le temps, bien avant qu’ils ne soient nés, et qui rallait toujours contre ces petits sacripants qui n’écoutaient jamais ses conseils et se retrouvaient toujours dans des
histoires rocambolesques. Un vieux ronchon ce Jules !
Mais parmi tous ces chats, il y avait aussi une chatte et pas n’importe laquelle !
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