Dimanche 18 mai 2008
communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
Deux petits mots qui commencent la grande majorité des conversations, que ce soit entre amis ou entre parfaits inconnus. Mais deux petits mots qui peuvent être utilisés de manière vraiment drôle. C'est ce que nous montre le petit livre de Jean-Claude Grumberg "Ca va ? Combien de "ça va?" faudrait-il pour que cela aille vraiment?" (Actes Sud, 12€) Dialogues entre des personnages jamais nommés,jamais identifiés. Dialogues truculents, drôles, pleins de jeux de mots, de phrases commencées mais jamais finies mais que chacun des protagonistes comprend tout de même. Dialogues un peu plus sérieux également, dialogues où ces deux petits mots peuvent entraîner une brouille, une engueulade entre copains. Si chaque dialogue reste imaginaire, certaines ressemblances avec la réalité peuvent exister.
Le problème important qui a du se poser à l'auteur n'est peut-être pas celui d'écrire les différents dialogues, mais plutôt de savoir quelle devait être la chute du livre. Et cette chute est tout à fait originale: le lecteur assiste à une mini-révolte des personnages fictifs, lassés de n'être jamais nommés expressément par leur créateur, de rester des silhouettes sans relief.
Ce petit livre est une bouffée de rire dont on ne peut se passer. Mais dès la dernière page tournée, une résolution est prise: ne plus jamais commencé une conversation par "ça va?", c'est bien trop risqué !

Extrait (4é de couverture):
"— Ça va ?
— Pas des masses, figure-toi que…
— Stop attention, je te signale que tu t’apprêtes à franchir la ligne jaune.
— Quelle ligne jaune ?
— Je te dis en passant “ça va”, et toi, au lieu de me dire “pas mal et toi ?”, tu t’arrêtes et tu t’apprêtes à me raconter ta vie.
— Je m’apprête à répondre à ta question oui.
— Je ne t’ai pas posé de question, je t’ai dit “ça va”, comme j’aurais pu te dire “bonjour”."
par Catherine Demontpion ajouter un commentaire
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Mercredi 14 mai 2008
communauté : L'écriture dans tous ses états
Vous savez ce que l'on dit sur les rumeurs ? Qu'elles ont souvent un fond de vérité. Cette rumeur là, j'aurais pourtant bien voulu qu'elle soit entièrement fausse parce qu'elle ne me réjouit pas du tout. Elle me donnerait même l'impression de vivre dans un cauchemar.
Pendant près de 20 ans, les rumeurs d'implantation d'une FNAC à Limoges ont couru le long des rues. Chaque fois, on disait "c'est pour demain", mais on ne voyait rien venir. Maintenant, c'est chose faite (malheureusement ou heureusement, je laisse chacun choisir): elle est installée en plein centre ville. L'étape suivante: l'installation d'un espace culturel Leclerc dans la zone nord de Limoges, un espace immense, des rayons bien fournis mais, de l'avis de professionnels, un espace quand-même surdimensionné par rapport à la ville et au potentiel de lecteurs.
Après cela, quelle pouvait bien être la prochaine enseigne à essayer d'avoir une part du gâteau ? Cultura est l'heureuse gagnante ! Son installation est prévue pour 2009, également en zone nord, près d'un hypermarché Auchan, d'un Décathlon et d'un Leroy-Merlin, ces deux enseignes appartenant, je vous le donne en mille, à ... Auchan ! Est-ce cela l'avenir ? Concentration de diverses enseignes entre les mains d'un même propriétaire et concentration dans un espace assez réduit à l'extérieur des villes ? J'ose espérer que non ! Je sais, en tant que libraire indépendante, je ne peux que détester ces grandes enseignes, ces grandes surfaces. C'est un fait, c'est mathématique. Oui, mais je voudrais passer au-delà de cette rivalité éternelle pour voir l'intérêt du consommateur:
- en ce qui concerne les prix du livre, aucune différence entre grande enseigne et librairie indépendante: le prix est fixé par l'éditeur et non pas par le revendeur et cela fait plus de 20 ans que c'est comme cela (Loi Lang de 1981)
- la remise de 5% ? Là, je dis qu'il est nécessaire de faire attention car, contrairement à ce que l'on pense, elle n'est pas pratiquée systématiquement par tout le monde.
- des rayonnages immenses et bien remplis: cela donne l'impression d'avoir un choix énorme sous les yeux.  Mais est-ce vraiment ce qui est la quantité qui est privilégiée lorsque l'on veut acheter un livre ? 
- les problèmes de stationnement en centre-ville ? Je ne parlerais que pour Saint-Yrieix où je suis installée: il y a de nombreux parkings en centre ville qui sont certaines fois pris d'assaut, je le reconnais, mais seulement lors d'occasion bien particulières (foires et marchés) ou au moment des vacances scolaires où la présence de touristes se fait sentir.
- quand le consommateur réside à plusieurs kilomètres d'une de ces grandes enseignes, qu'est-ce qui peut les pousser à faire ces kilomètres pour acheter ce qu'il peuvent trouver près de chez eux ? Car si l'on calcule le temps dépensé en voiture, le coût de l'essence qui ne cesse de grimper, l'usure du véhicule, il semble que le gain en argent n'existe plus !
Je ne me permettrais pas de dicter une conduite à qui que ce soit, je pense que chaque individu est assez intelligent pour
comprendre ce qui est dans son intérêt et ce qui ne l'est pas. Mais, à l'heure où l'on fête l'anniversaire de la révolution de mai 68, il est peut-être temps de se demander ce que l'on souhaite véritablement, pas seulement pour l'avenir, mais pour maintenant aussi.
Une dernière petite constatation. Une célèbre émission de décoration d'intérieur, très regardée, sur une chaîne bien connue, montre comment redécorer sa maison ou son appartement de la cave au grenier. Mais jamais, à ma connaissance, aucune émission n'a présenté l'installation d'une bibliothèque dans un salon ou une chambre. Le livre serait-il trop élitiste, pas assez moderne ?
par Catherine Demontpion ajouter un commentaire
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Mardi 13 mai 2008
communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
Les coups de coeur pour deux auteurs américains incontournables:
- "A genoux" Michael Connely (Seuil 18€)
On retrouve à nouveau le personnage fétiche de Michael Connely, l'inspecteur Harry Bosch, nommé récemment au service Homicide spécial du département de police de Los Angeles. Appelé en pleine nuit, Harry se rend sur les hauteurs de la ville où l'on vient de retrouver le corps du docteur Stanley Kent, exécuté d'une balle dans la nuque. le docteur Kent était spécialisé dans le maniement de matières radioactives utilisées dans le traitement de certains cancers. L'enquête semble alors vouloir échapper à la police de Los Angeles et être reprise par le FBI, en raison des risques potentiels de terrorisme. Mais c'est sans compter sur la ténacité de Harry Bosch qui devra naviguer entre les différents services fédéraux pour résoudre une anquête au dénouement surprenant.
Michael Connely semble "surfer" sur la vague de l'après 11 septembre, utilisant la paranoia qui a envahi la société américaine, paranoia qui fait voir un risque terroriste là où, quelques fois, existe une simple histoire de vengeance. Critique, Michael Connely joue avec les mots et les situations pour mieux emporter ses lecteurs vers des sentiers inattendus.
- "Terroriste" John Updike (Seuil 22€)
New Prospect, localité pauvre située aux portes de Manhattan. Ahmad Mulloy est un lycéen aux origines américano-iralandaises par sa mère et égyptienne par son père disparu depuis de nombreuses années. Pas très à l'aise dans sa vie, coincé entre deux mondes qu'il a du mal à comprendre, Ahmad est manipulé par l'imam radical de la mosquée du quartier, et par un marchand de meubles libanais qui l'engage comme chauffeur pour mieux le manipuler. Converti à un radicalisme religieux extrême, sur le point de devenir un martyr par une action d'éclat, pourra-t-il être "sauvé" par le conseiller d'orientation d'origine juive de son lycée ?
Une écriture précise, pleine d'ironie pour son pays et son mode de vie effrenné où la consommation est reine, John Updike utilise les opinions extrêmes de chaque camp pour démontrer la folie qui peut s'emparer d'individus au nom d'une cause ou d'une religion. un livre plein d'espoir également.
Deux poches à avoir en poche
- "L'oracle della luna" Frédéric Lenoir (Livre de poche 8€)
Thriller historique qui se déroule au XVIé siècle, entre Venise, le mont Athos, Alger, Jérusalem et Chypre, entre querelles religieuses et philosophiques.
- "Le temps où nous chantions" Richard Powers (10/18 10€)
En 1939, réunis par leur passion pour la musique, l'union d'une jeune femme noire et d'un jiif allemand fuyant le nazisme. Une histoire d'amour qui défie l'histoire et les conventions.
Deux histoires pour les petits
- "Le papa qui n'avait pas le temps" Daniéle Fossette, Isabelle Charly (Gauthier Languereau 5,20€)
Jules est un petit garçon dont le papa travaille dans une grande tour et qui lui a souvent promis de l'emmener en voyage; Seulement voilà, il n'a jamais le temps, toujours des soucis à régler ! Un soir, Jules s'endort en regardant le lune et rêve d'un voyage extraordinaire, entraînant son papa à sa suite au pays des Modoux, sur la planète des Totoutards et au pays des Milleportes. Dans ces trois contrées extraordinaires, "les mots sont chauds, doux, sucrés et fondent sous la langue". Mais est-ce vraiment un rêve? Car, au matin, le papa et le fils s'aperçoivent qu'ils ont fait tous les deux le même rêve !
- "Angèle au bout de la nuit" Marie-Astrid Bailly-Maître, Eric Puybaret (Gauthier-Languereau 5,20€)
Ce soir-là, alors qu'Angèle sent le sommeil la gagner, un chef de gare bizarre et drôle apprait dans son re^ve et l'entraîne dans un train spécial qui l'emmène dans le désert ou sous les mers, dans des aventures extraordinaires ... jusqu'au petit matin où Angèle se réveille bien au chaud dans son lit. Une histoire douce, des dessins magnifiques pour entraîner les enfants vers le sommeil et le rêve.

Vous pouvez réecouter cette chronique sur le blog des Matinales de Radio Kaolin, ici (link)
par Catherine Demontpion ajouter un commentaire
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Lundi 12 mai 2008
communauté : L'écriture dans tous ses états
"Comme une maman" Cécile Geiger (Gauthier Languereau 5,20€)
Un petit oiseau se réveille un matin couché dans les hautes herbes, sans sa maman ni ses frères et soeurs. Où sont-ils passés ? Et comment faire pour les retrouver ? La vache ne peut être sa maman, elle est bien trop grosse. Le rat est tout gris alors que l'oiseau est tout coloré. Quant au chat, impossible de s'en faire un ami car il ne pense qu'à manger l'oisillon ! Mais peut-être que cet être qui marche sur deux pâtes peut l'aider ? Une histoire très originale, pleine de couleurs, de gaieté et de douceur.


"Le plus grand des rois" Eric Battut (Gauthier Languereau 5,20€)
Basile est le roi d'un royaume minuscule pas plus grand qu'un jardin et dont le palais ne contient qu'une chambre, un salon et une salle à manger. Lorsque "le plus grand des rois" annonce sa visite, c'est l'occasion rêvée pour agrandir son palais, y créer de nouveaux étages, de nouvelles pièces et surtout le peindre couleur or pour que "le plus grand des rois" le voit de loin. Mais ce roi des rois est un homme simple qui se contente de peu et préfère voyager à travers le monde plutôt que de construire un palais.
La modestie et la simplicité de cette histoire en feront la favorite des 4-5 ans au moment du coucher.


"Quand j'étais loup" Philippe Lechermeier, Sacha Poliajova (Gauthier Languereau 5,20€)
Le loup de cette histoire passe ses nuits à hurler sur les toits, à broyer du noir et à faire peur aux humains. Mais lorsque les humains se révoltent car ils veulent vivre et dormir en paix, que va devenir le loup ? Il se transformera: son museau deviendra un nez, ses griffes des mains et tout à coup, il ne fera plus peur à personne !
Une histoire surprenante où les dessins se transforment sous les yeux étonnés des enfants.
par Catherine Demontpion ajouter un commentaire
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Samedi 10 mai 2008
communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
"Monsieur Boniface" Hubert Ben Kemoun, Olivier Latyk (Tourbillon 11,90€)
Monsieur Boniface s'est réveillé un matin tout auréolé d'un nuage noir. Et depuis, chaque fois qu'il sort de chez lui, la pluie se met à tomber: impossible de s'asseoir à une terrasse de café, sur un banc dans un square. Ses voisins et le spassants commencent à être vraiment ennuyés et Monsieur Boniface ne peut avoir ni amis, ni amoureuse !
Alors, Monsieur Boniface décide de partir en voyage. Que se passerait-il si la destination de son voyage était le désert chaud et sec où rien ne pousse ?
Une magnifique histoire originale, pleine de poésie, accompagnée de dessins aux couleurs chaudes comme le sable du désert.
par Catherine Demontpion ajouter un commentaire
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Jeudi 8 mai 2008
communauté : L'écriture dans tous ses états
« Qu’y-a-t-il ?
- Je ne comprends pas, ce livre est étrange.
- Oui, vous me l’avez dit …
- Non, il est étrange parce qu’il n’y a qu’une seule page de texte !
- Et les autres pages…
- … sont blanches, complètement blanches ! Pourquoi commencer une histoire ainsi et l’arrêter au bout de la première page ? Et pourquoi la faire publier ?
- Vous avez l’air d’être en colère contre l’auteur ?
- Bien-sûr que je suis en colère contre l’auteur ! Reconnaissez que ces premières lignes sont écrites dans un style magnifique. On sent tout l’amour que cet homme a pu ressentir, il semble vouloir en parler avec beaucoup d’honnêteté, sans emphase, sans rajouter des mots mielleux et sirupeux comme dans les mauvais romans d’amour. Et c’est cela qui m’avait plu je crois quand j’ai commencé à le lire. »
Consciente d’avoir été assez virulente dans ses propos, Juliette leva la tête et était prête à s’excuser. Mais elle croisa le regard du jeune homme et ne comprit pas tout de suite ce qu’elle y voyait. Il semblait surpris, blessé peut-être par ses paroles. Comment pouvait-il être blessé par ses commentaires sur un auteur anonyme, un auteur qui n’existait peut-être même pas, inventé de toutes pièces par un éditeur un peu original.
« Je suis désolée, je ne voulais pas vous blesser, je …
- Non, ne vous excusez pas, vous ne pouviez pas deviner.
- Deviner quoi ?
- Que je… que je suis…
- S’il vous plaît, expliquez-moi ! J’ai l’impression d’avoir dit une énorme bêtise, de vous avoir vexé, de … oh mon Dieu ! »
Juliette était devenue rouge de honte, avait détourné son visage et l’avait caché de ses mains.
Mais elle sentit que l’on prenait doucement ses mains pour les écarter de son visage. Comme elle gardait la tête baissée, une main se posa sous son menton pour la relever. Elle se trouva alors face au jeune homme qui la rassura d’un sourire en lui disant :
« Vous ne pouviez pas deviner, vous n’avez aucune raison d’avoir honte de vos paroles. En réalité, cela fait plusieures fois que je viens dans ce jardin, que je m’assoies sur ce banc et que je vous observe. Les premiers jours, il s’agissait seulement d’une coïncidence, mais ensuite, je faisais exprès d’arriver avant vous et d’occuper le banc juste en face. J’ai vu que, quand vous veniez déjeuner, vous aviez toujours un livre avec vous et je tentais d’imaginer quel métier vous pouviez exercer. Et le jour où je suis rentrée dans la librairie toute proche d’ici et que je vous y ai vu, j’ai trouvé qu’il s’agissait d’un bon présage. Quel meilleur moyen pour vous aborder que d’attiser votre curiosité en laissant un livre sur ce banc !
- Mais pourquoi avoir laissé un livre où seule une page contient du texte ?
- Parce que l’histoire n’est pas complète, elle ne fait même que commencer !
- Une panne d’inspiration soudaine, demanda Juliette en souriant
- Pas du tout ! Je pensais que nous pourrions continuer l’écriture de cette histoire ensemble.
- Vous voulez dire que cette histoire, c’est …
- Oui, c’est exactement ce que vous pensez. Ce début est notre début. Et vous aviez raison en disant que c’était l’écriture d’un homme qui aimait profondément.
- Je ne sais que dire, je…
- Alors, que diriez-vous si nous recommencions l’histoire depuis le début ?
- Que voulez-vous dire ?
- Je me présente. Je suis l’auteur anonyme de ce début de roman et mon nom est Victor Séran.
- Enchantée de vous rencontrer. Je m’appelle Juliette Delacroix.
- Enchanté de vous rencontrer Juliette. Que pensez-vous donc de mon idée ?

- C’est avec plaisir que je vous aiderais à écrire cette histoire. Et je sens que cela va être une histoire magnifique. Qui sait, le livre sera peut-être le prochain prix Goncourt !
- Quelle ambition ! Mais je veux bien être ambitieux avec vous. »


Que pensez-vous qu’il arriva ?
Non, laissons un peu de mystère dans cette histoire. Mais il faut reconnaître que le titre de ce livre n’était pas si mal choisi : l’amour était bien au rendez-vous dans le jardin !

 FIN

 

 

par Catherine Demontpion ajouter un commentaire
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Mercredi 7 mai 2008
communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
"Profondeurs glacées" William Wilkie Collins (Phébus Libretto 8,90€)
1845: à la veille du départ de deux navires vers l'Arctique, un bal est donné à Londres en l'honneur des matelots et officiers de cette expédition menée par Sir John Lucas. A ce bal, assiste également une jeune femme, Claire, qui semble fragile et en proie à une maladie étrange. 1847: l'expédition est un échec. Les deux navires se sont perdus dans les glaces et le smatelots et officiers survivants ont utilisés le bois pour construire des huttes sur la glace. Devant le manque de nourriture et les décès qui se succèdent, une tentative est faite par un groupe d'hommes pour retrouver la civilisation et ceux qui échapperont aux froid et à la faim seront recueillis en 1854 par un baleinier et renvoyés en Angleterre.
A l'histoire vraie de cette expédition maritime qui fit scandale en Angleterre (des matelots et officiers anglais tombant dans le canibalisme pour survivre), Wilkie Collins mêle une histoire d'amour tourmentée: une jeune femme, promise à un homme qu'elle n'aime pas, tombe amoureuse d'un officier de marine. Mais les deux hommes se retrouveront dans l'expédition arctique à la fin tragique. On retrouve une nouvelle fois le style inimitable de Wilkie Collins où le désespoir combat l'amour, l'amitié et la vie.
 
par Catherine Demontpion ajouter un commentaire
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Mardi 6 mai 2008
communauté : L'écriture dans tous ses états
Parce que l'on ne peut passer une seule journée sans un éclat de rire, aller vite faire un tour sur le blog de Voutch, cet illustrateur de talent qui sait fort bien croquer les petits et grands travers de nos contemporains.
Amusez-vous bien !
C'est ici : http://www.voutch.com/new/index.htm
par Catherine Demontpion ajouter un commentaire
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Mardi 6 mai 2008
communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
Une chronique spéciale aujourd'hui: "à la recherche du bonheur". Un grand objectif, me direz-vous, mais quel objectif ! Si vous pensez qu'il n'est pas à votre portée, détrompez-vous, il est peut-être même plus près que vous ne le pensez !
Quelques titres pour commencer cette chronique:
- "Apprendre à être heureux" (Albin Michel coll Spiritualités) Sous la direction d'Alain Houziaux, des personnalités d'horizons divers
(Gérard Miller, Marek Halter, Denis Tillinac...) se sont réunies autour d'une phrase : "le bonheur est ce qui donne sens à notre vie; pourtant il est difficile à définir et encore plus à atteindre". Une écriture claire, accessible à tous et ... indispensable !
- "Le bonheur d'être soi" Moussa Nabati (Livre de poche 6,50€) "le bonheur est en chacun de nous. C'est une disposition, une aptitude interne. A travers divers témoignages, Moussa Nabati nous montre que le seul vrai obstacle empêchant l'adulte de goûter au bonheur provient de sa difficulté à oser être lui-même. Etre soi, cela veut dire s'aimer, se respecter, savoir ressentir, choisir, désirer et s'exprimer en son nom propre, pour son compte." Un livre provocateur ? Pas tant que cela et vous en serez convaincu en lisant les témoignages.
L'interview de Laurent Gounelle
Pour son livre "L'homme qui voulait être heureux" (Anne Carrière), Non, ce n'est pas un nouveau "livre de recette" sur le développement personnel. Ce n'est pas non plus un livre qui va vous donner les grandes théories et vous engager à réaliser de nombreux exercices d'application. Ce livre est un conte, "un peu à l'image des contes de fées" (selon les mots de l'auteur): parti en vacances à Bali, le personnage principal souhaite rencontrer un guérisseur exceptionnel dont on lui a longuement parlé. Face à cet homme plein de sagesse, il va apprendre qu'il n'a pas de problèmes de santé mais qu'il est malheureux dans sa vie. Et sur ses conseils, il va alors explorer son passé et son présent, ses pensées pour comprendre ce qui l'a empêché et ce qui l'empêche encore d'être véritablement heureux, d'avoir une vie conforme à ses désirs et ses rêves de jeunesse.
Personnellement, je vous conseille fortement ce livre : sa lecture suscitera probablement de nombreuses questions dans votre esprit, du moins si vous faites partie de ces gens qui se lèvent chaque matin et vont au travail sans aucun plaisir. Car la vie me semble bien trop courte pour la perdre dans des occupations qui ne permettent pas de s'épanouir.
Extraits:
"j'avais, comme tout le monde, vécu des instants de bonheur, mais j'avais le sentiment que je n'étais pas fait pour vivre pleinement heureux. le bonheur était peut-être réservé à certaines personnes, quelques élus dont je n'étais pas."
"on ne fait pas grand-chose dans sa vie si on ne sait pas aller vers les autres et demander un soutien, un appui, de l'aide, des conseils, des contacts."
"si vous ne renoncez à rien, vous vous abstenez de choisir. Et quand on s'abstient de choisir, on s'abstient de vivre la vie qu'on
voudrait."
Un petit livre de chevet
"Le petit livre des gros câlins" de Kathleen Keating (Points Seuil 5.95€)
Je sais, vous allez croire que c'est juste une blague. Ben non, pas du tout ! Au fil des pages, en suivant les aventures de ses gros ours tout doux, vous découvrirez tous els bienfaits trop méconnus des câlins: rend heureux, dissipe la solitude, sèche les larmes, aide à surmonter la peur, permet de construire l'estime de soi-même, encourage l'amour du prochain, ralentit les effets du vieillissement.
Sans parler du plus important des effets: "est excellent en cas de régime amaigrissant. Nous avons moins besoin de manger quand nous sommes gavés de câlins. De plus, nos bras sont occupés."
 
Petite précision: malheureusement et exceptionnellement (j'espère!), vous ne pourrez pas réecouter cette émission sur le blog des Matinales de Radio Kaolin. Quand la technique ne veut pas fonctionner, cela donne un ordinateur qui ne veut pas enregistrer l'émission ! Vilain garnement !
par Catherine Demontpion ajouter un commentaire
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Mardi 6 mai 2008
communauté : L'écriture dans tous ses états
"Définissez-moi d'abord ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j'y crois."
"Ce qui est incompréhensible, c'est que le monde soit compréhensible."

"Il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé."
"La politique est éphémère mais une équation est éternelle."

Albert Einstein
par Catherine Demontpion ajouter un commentaire
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